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Information Presse

  Edito Janvier 2007 : La paysage électoral commence à s'éclaircir, mais la tâche est rude dans un système anti- démocratique ...  

Sarko, Ségo avec le vent des médias dans le dos (comme pour le OUI du référendum de 2005 ... mais attention aux désillusions ...)  et en face : les autres courageux, ceux qui nous représentent, qui triment pour obtenir leurs signatures et faire savoir qu'on peut faire de la politique en dehors du show-business ... Le PSP ne joue pas encore dans la cours des présidentielles, mais nous sommes focalisés sur les législatives du printemps et les municipales de 2008. Nous n'irons pas seuls cette année et nous préparons depuis Juin 2006 (raison d'un certain mutisme) plusieurs scénarios de rapprochement toujours en cours d'étude avec d'autres formations. 

 

L'argent est bien sûr le nerf de la guerre et il faut comprendre que les partis reçoivent l'essentiel de leur financement grâce à nos votes ... Environ 1 Euro par voix aux Législatives ... Et oui quand vous votez pour quelqu'un que vous ne voulez pas en acceptant de voter "utile" au détriment de petits candidats que vous trouvez bien sympathiques vous prenez un euro au petit pour le donner à l'une des machines UMP ou PS ... qui ont mis en place le système. 

 

Mais ce n'est pas si simple, Rappelons que les lois manipulées par Raffarin et Sarkozi (voir notre édito de février 2003) ont rendu pratiquement impossible d'exister pour les petits partis. Il faut désormais en effet 50 candidats faisant plus de 1% aux législatives pour avoir droit au financement des partis et le législateur a bien sûr interdit le financement direct par de riches contributeurs :  7000 euros maximum par an et par contributeur (on ne sait jamais, des citoyens fortunés isolés pourraient représenter une menace ...). 

 

Du bon verrouillage à la Française ! Démocratie en surface, confiscation du pouvoir et des moyens financiers dans la réalité.

 

Et oui, à vos calculettes :

 

Il faut bien le dire, dans le contexte de l'accession au second tour de Monsieur Le Pen, en 2002, les votes ont été utiles ... et donc il était quasi impossible trois mois plus tard, lors des Législatives de dépasser 0,1% pour les petits partis comme le PSP (alors qu'en temps normal nous arrivons régulièrement à dépasser nettement 1%) ... On est en effet loin des 1% quand il faut partager 100% de bulletins entre le vote blanc ou nul et 20 candidats (il y en a de plus en plus) dont les 8 premiers (UMP, PS, FN, Verts, PC, facteur, Arlette, Mégret) vont déjà prendre plus de 85% des voix en temps normal et 95% quand il faut voter "utile", parce que la grande machine médiatique raconte l'histoire du grand méchant loup à tout le monde.

 

Un peu d'arithmétique : Rappelons l'essentiel : Pour être député, il faut financer soit même les bulletins, les professions de foi, les affiches et l'affichage (ou le faire financer par un parti politique qui doit bien trouver les sous quelque part). Il faut environ 5000 Euros pour faire ça en couleur et 1500 Euros en noir et blanc. Autant dire que pour avoir une chance de dépasser 50 candidats d'une même formation qui font plus de 1%, il faut donc investir au grand minimum 50 fois 1500 Euros, soit 75000 Euros. De manière plus réaliste le double ou le triple, soit environ 200 000 Euros, soit 20000 personnes qui donnent 10 euros ... bref, ça s'appelle pas un petit parti. On peut toujours ne présenter que des bulletins et faire l'impasse sur les professions de fois, mais notre expérience en la matière nous montre que la profession de foi est essentielle et c'est elle qui coûte le plus cher (la plus grande quantité de papier à imprimer entre les bulletins et l'affiche).

 

Conclusion : Si tu n'as pas au moins 200 000 euros accumulés (le double serait mieux) grâce à des gens déjà en place dans le financement des partis (car de l'argent donné directement  est interdit) : pas de place sur l'échiquier politique français, ce qui arrange bien sûr le PS et l'UMP qui veulent orchestrer avec leurs amis des médias l'avènement d'un échiquier à deux partis, comme aux USA.

 

Mais ce n'est pas plus facile pour les partis de tailles moyennes :

 

A gauche :

 

Les verts et le PC ont joué un jeu dangereux acceptant le scrutin majoritaire et la féodalité au service du PS. Conséquence : Ils se sont fait rouler dans la farine :

- VERTS : 10% de voix = 2 députés à l'Assemblée (sur 558, ça fait pas beaucoup ...)

- PC : en édulcorant le discours pour rentrer sous la coupe du PS, la perte de leur identité a transféré leurs voix vers la nouvelle extrême gauche. Le PC fait maintenant souvent moins de 5%.  

 

A droite :

 

- L'UDF n'arrête pas de tortiller entre soumission à l'UMP et indépendance capricieuse. Les ténors de l'UDF savent très bien que le mode de scrutin majoritaire oblige comme en 2002 à des compromissions avec l'UMP pour avoir des candidatures communes dans certaines circonscriptions. Ainsi, le désir récent d'indépendance affiché par cette formation flirtant avec la gauche, d'avoir un candidat UDF par circonscription condamne les députés de cette formation à envisager l'ANPE à partir de cet été, à moins ... d'un séisme. C'est courageux, mais n'est ce pas un peu tard ? Bayrou arrivera-t-il en si peu de temps à convaincre un électorat tel que celui des Sociopros, soucieux de voter pour des personnalités réellement indépendantes d'esprit, pragmatiques et efficaces. Il lui reste peu de temps mais il peut convaincre ... Qui sait ...

- FN : 15% = zéro siège à l'Assemblée. Je ne suis pas du tout favorable aux thèses xénophobes du Front, mais je trouve scandaleux qu'ils ne soient pas représentés à l'Assemblée Nationale. 

 

La démocratie en France c'est quoi ? Chirac qui passe en 2002 avec 80% de gens qui ne votent pas pour lui au premier tour et qui se retrouve par magie avec 80% de députés à sa solde trois mois après. La 5ème république ne pose pas de problème, ce qui pose problème c'est :

- les manipulations des lois électorales qui ont supprimé progressivement les  doses de proportionnelle (directement ou plus malicieusement avec les européennes). 

- les aménagements malhonnêtes des règles de financement des partis. 

 

Pourquoi ne donne-t-on pas dès la première voix le financement aux petits partis politiques. Pourquoi seuls les gros partis pourraient se gaver encore plus que ce qu'ils méritent naturellement ? Pourquoi un parti dont le candidat fait 20% au premier tour de l'élection présidentielle a droit à 80% des députés ? Pourquoi ...??? Parce que comme se justifiait un grand distributeur national à un de mes amis qui travaillait comme directeur commercial d'un grand groupe international que je ne citerai pas : quand on est gros on mange plus ...

 

Restez à l'écoute, nous allons rapidement afficher nos alliances et notre groupe couvrira le territoire. Nous avons plus que jamais besoin de votre soutien ! 

 

Rudi Sordes

 

Président des Sociopros

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