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Information Presse

  Actualité rentrée Septembre 2005 

En bleu : Article de Fabrice Restier, Responsable Commission Mondialisation
En orange : Commentaires du Président du PSP, Rudi Sordes 

Les problèmes à régler pour le gouvernement, qu’ils soient limités à l’hexagone ou d’envergure internationale, ont tendance à s’accumuler ces derniers temps. Les solutions annoncées relèvent plus d’une habile communication visant à simuler une gestion des crises au cas par cas que d’actions concrètes qui contribueraient à tracer des perspectives pour l’avenir, et donner ainsi confiance aux citoyens.

Prix des carburants

Le prix des carburants n’a cessé d’augmenter depuis le début de l’année (+15 %), grevant lourdement le budget de chacun. Le plan en 3 axes du gouvernement se compose d’une relance des investissements énergétiques, notamment dans le nucléaire, le développement des énergies renouvelables (l’hydroélectricité, l’éolien, les biocarburants, le solaire), et la relance de la politique d’économie d’énergie[1]. Cette dernière pourrait se traduire par la réduction de la vitesse sur autoroute de 130 à 120 km/h. Je pense que les bouchons quotidiens sur le périphérique parisien et dans les grandes agglomérations sont des causes bien plus importantes de gaspillage et de pollution qu’une vitesse excessive sur autoroute. Globalement, les mesures proposées sont en gestation perpétuelle depuis déjà de nombreuses années.

Le réchauffement de la planète et ses conséquences (sécheresse au sud de l’Europe, inondations au nord), l’origine des cancers dont 75 % sont environnementaux[2], la corruption dans les pays producteurs, ou encore la dépendance du transport à un seul type d’énergie et à ses tarifs devrait nous inciter à agir. Le processeur multi-carburant GEET de Paul Pantone est une des solutions. Ce que l’on appel communément le moteur à eau peut réduire la pollution jusqu’à 85 % avec un mélange de 80 % d'eau et 20 % d'hydrocarbures[3]. Il serait utile d’approfondir cette technologie, exemple parmi d’autres qui présentent des alternatives aux produits pétroliers. Dans cette perspective, on sera attentif à l’évolution de GIFNET (Global Institute for New Energy Technologies)[4] qui a reçu la visite du Secrétaire général des Nations Unies, Monsieur Kofi A. Annan, le 13 juin 2005 dans une indifférence médiatique la plus totale.  

Il faut d'urgence orienter et impliquer la recherche, les écoles d'ingénieur, l'industrie et l'agriculture française vers la production et la consommation d'énergie non fossile. Pourquoi faut-il attendre des crises aussi importantes pour aborder ce genre de sujet. La réponse "facile" du nucléaire est une solution qui a permis à la France une certaine autonomie énergétique, mais à quel prix écologique ? Je ne serais pas étonné de voir le gouvernement annoncer des mesures de soutien à l'agriculture dans les prochains jours en proposant de subventionner la production de biocarburants. Notre société est un bateau qui prend l'eau et où les décisions sont prises en fonction de l'actualité, par des hommes politiques déconnectés du réel, alors que les acteurs de la vie économique et sociale, les sociopros, proposent et développent depuis des années des solutions.  

Incendies dans les immeubles

Vendredi 26 août, l’incendie d’un immeuble parisien a causé la mort de dix-sept personnes. Le mardi suivant, ce sont sept personnes qui périssent dans un drame similaire. Jacques Oudot, président de Freha (France Europe Habitation), le bailleur associatif du premier immeuble, déclarait : «On se bat depuis trois ans pour reloger ces familles africaines afin de refaire l'immeuble en entier, mais personne ne voulait d'eux. Tout était prêt pour les travaux mais les pouvoirs publics nous ont répondu qu'il y avait une pénurie de logements. (…) Le choix pour ces familles c'était ça où la rue[5]». Les acteurs du logement social sont multiples, et les blocages éventuels nombreux. Quelles que soient les causes exactes de ces tragédies, l’Etat doit résoudre une crise du logement qui touche essentiellement les précaires du travail, de la rémunération et de l’intégration dont elle est le révélateur. Seulement, l’affichage de cohésion sociale se trouve être à l’opposé de la politique qui est menée. Le CNE (Contrat Nouvelles Embauches) dont les possibilités de rupture par rapport aux autres contrats de travail sont « assouplies », les associations dont la reconnaissance d’intérêt général est menacée par le récent rapport du député UMP Jean-Pierre Decool[6], la baisse de la rémunération du livret A qui contribue à tarir la principale source de financement des organismes H.L.M.[7], la démolition des barres qui attirent les investisseurs privés qui loueront les futurs appartements à des tarifs qui créeront une sélection sociale, sont autant d’éléments qui révèlent au mieux une incohérence de la majorité, au pire une manipulation de l’opinion. 

Afin de d'inciter le marché à pratiquer des prix à la baisse dans le domaine de la location, et pour ne pas en venir à la mesure extrémiste, mais légale, des réquisitions, il faudrait instaurer une taxation progressive sur les logements vacants à partir de 3 mois d'inoccupation. Le produit de cette taxe viendrait abonder les caisses du logement social.

Il faut également rappeler, pour faire écho à la valeur TRAVAIL, chère à notre groupement politique, que nous ne soutenons pas l'interdiction de travailler, pour ces populations en transit juridique. Ces populations n'auraient aucun soucis de logement si elles avaient le droit de travailler. Le droit à l'accession au marché du travail me semble être une obligation pour un pays autorisant des étrangers à séjourner sur son territoire. On peut discuter des modalités, mais sur le plan éthique, obliger un être humain, souvent chef de famille, à l'inaction et aux subsides est de nature à faire dégénérer la civilisation. Cette conclusion représente également notre point de vue concernant la problématique chômage ...    

Intégration

Ce sont 130 personnes, dont une majorité d’enfants, originaires du Mali, du Sénégal, de la Côte-d'Ivoire et de Gambie, qui logeaient dans le premier immeuble victime d’un incendie à la fin août, alors que le second qui devait subir le même destin était occupé par une quarantaine de personnes ivoiriennes sans titre de séjour. L’ambivalence des positions de l’Etat français avec ses anciennes colonies se retrouve dans la façon dont sont traités ses ressortissants. L’expression du manque de considération de l’Etat vis-à-vis des immigrés et de leurs descendants, accentuée par l’hallali judiciaire sur leurs porte-voix, prend ses origines dans l’histoire des relations que la France entretien avec la Françafrique. C’est ainsi que l’on peut lire dans Le Courrier d’Abidjan en date du 12 février 2005, sous la plume de Théophile Kouamouo, que « la génération que représente Jacques Chirac a bâti sa carrière sur ce système confusionnel, sur les financements occultes venus de pays africains, sur des amitiés souvent grivoises avec certains chefs d’État ayant atteint leur seuil de compétence »[8].

L’exploitation politique de l’immigration et du patriotisme, même si cela reste dans le domaine économique, ne fait que renforcer les rangs de ceux qui prônent ces thèmes depuis longtemps. Les irresponsables politiques qui agitent ces spectres par simple souci de communication ou par populisme, surfent sur une vague qui risque bien de les engloutir en 2007, comme elle avait failli le faire en 2002. Quand on est déjà dans la précarité, il est plus facile d’adhérer à un discours inquisiteur qui désigne l’étranger comme soi-disant responsable de votre situation. La mise en opposition des communautés est une méthode qui consiste à créer un nouveau problème pour éloigner la difficulté de résoudre le premier, c'est-à-dire la précarité. Cette figure de style trahit l’incompétence de ceux qui s’en servent.   

Il faut redécouvrir ce que nous nous apportons mutuellement, plutôt que de nous côtoyer dans la crainte de ce que l’autre peut nous prendre. Mais pour cela nous avons un devoir d’inventaire, de mémoire et d’éducation en ce qui concerne notre attitude historique vis-à-vis des pays africains. Une meilleure connaissance de cette histoire s’impose, comme je l’ai dit, par devoir, mais également eu égard à la mixité ethnique que nous ne pouvons que constater. Parce que l’on ne craint que ce que l’on ne connaît pas, c’est un acte d’éducation citoyenne qui s’impose pour éradiquer les a priori. Une fois le racisme anti-blanc et la négrophobie écartés, nous devrons revoir notre politique étrangère afin de rétablir une relation de confiance et de coopération avec les véritables représentants du peuple africain.

Grippe aviaire

Le risque d'épidémie de grippe aviaire donne au gouvernement l’occasion d’« appliquer pleinement le principe de précaution »[9]. Il faut savoir que cette grippe a la même origine virale que celle qui a touché Hong Kong en 1997, et qui a causé la mort de 61 personnes en Asie du Sud-Est depuis 2003. Le virus H5N1 est pour l’instant transmissible de la volaille à l’homme, mais nul ne sait si il n’opérera pas une mutation pour se transmettre de l’homme à l’homme. Depuis le début de la semaine, les Pays Bas n’ont pas hésité à confiner les 6 % de volailles jusqu’ici élevées en plein air, craignant la transmission du virus par le biais d’oiseaux migrateurs. En France, les élevages de plein air représentent 20 % de la production, et certaines des volailles qui les occupent accèdent à la labellisation seulement si elles restent à l’air libre. Ces impératifs économiques ont donc conduit le gouvernement à « inviter » les éleveurs « à ne pas nourrir ni abreuver les animaux à l’extérieur », rajoutant que « des mesures supplémentaires de claustration ne sont pas nécessaires à ce stade »[10]. C’est le syndrome Tchernobyl qui recommence. Avant la catastrophe on ne fait rien pour ne pas créer la panique. Après la catastrophe on ne peut plus rien dire car il est trop tard. À une inquiétude alors justifiée viendrait se greffer une désaffection vis-à-vis des produits concernés.

Je suggère d’établir dés maintenant des dérogations aux labels, appellations ou Indication géographique protégée (IGP), afin de renfermer poulets, pintades, et dindes sans causer de préjudices économiques aux éleveurs, et ce avant qu’il ne soit trop tard.  

Compagnies aériennes

Le ministre en charge des Transports, de l’Equipement, du Tourisme et de la Mer publie « la liste des compagnies interdites sur le sol français et celle des compagnies autorisées », et annonce son intention de « relancer au plan européen la mise en place d’une " liste noire ", commune et publiée »[11]. Mais même si cette liste d’avions interdits sur le sol français comprendra à terme également les compagnies qui de toute façon ne seraient pas amenées à atterrir sur un territoire français de par leur zone de couverture, on peut douter de son utilité étant donné la façon dont elle est élaborée. En effet, chaque Etat est responsable de ses contrôles et de leur transmission à ceux qui les demandent. Les critères de choix étant différent entre, par exemple, la Grande-Bretagne et la France, les compagnies interdites dans un pays ne le sont pas dans l’autre…

Ensuite, le gouvernement, de concert avec la majorité des mouvements politiques, souhaite « anticiper ce qui est prévu au plan européen en matière d’obligation d’information des voyageurs sur la compagnie aérienne qu’ils utilisent, et mettre en place le " label bleu " avant la fin de l’année ». Nos responsables se contentent d’informer les voyageurs, ou projettent d’obliger les voyagistes d’en faire autant, ce qui revient à admettre qu’il puisse y’avoir des compagnies qui ne respectent pas les réglementations internationales en matière de sécurité, et donc à se résigner à accepter cet état de fait. C’est un peu la même logique que pour la route. Les conducteurs qui en ont les moyens prennent l’autoroute puisqu’ils sont « informés » qu’elles sont moins dangereuses que les nationales ou les départementales. Les autres prennent des risques…

En ce qui concerne le « label bleu », il est basé sur une démarche volontaire des entreprises qui voudront bien se livrer tous les deux ans à un audit « documentaire » (pour lequel nous n’avons pas de détail en ce qui concerne le coût et les moyens) qui débouchera sur une « recommandation » de transparence sur les résultats. Il va sans dire qu’un contrôle régulier est préférable à un label dont l’efficacité reste à démontrer puisqu’« il n'est pas question d'audit technique »[12].

De plus, étant donné que l’Etat français est parti prenante dans la société Air France, la stigmatisation de certaines compagnies pourrait avoir des effets sur le cours des actions et n’iraient pas sans créer des suspicions sur l’objectivité des contrôles si ils demeurent nationaux. Il est étonnant que la Commission européenne n’ait pas encore réagi contre ce cheval de Troie du « patriotisme économique »[13]… Dans un registre plus inquiétant, on relèvera les propos de Charalambos Hadjigeorgiou, l'un des responsables de l'autorité de l'aviation civile chypriote : « Aucun contrôle obligatoire sur les avions n'a été effectué au cours des dix derniers mois[14] ». Ce genre de déclaration n’arrange pas les affaires de la Commission européenne qui contribue aux travaux de l’OACI afin de rendre les normes internationales aussi contraignantes que celles imposées en Europe[15].

Dans ces conditions, l’Europe devrait déjà assainir la situation intracommunautaire en proposant une directive qui placerait les organismes nationaux garants de la sécurité et de la sûreté du trafic aérien sous la tutelle de l’AESA (Agence Européenne de la Sécurité Aérienne).

Par ailleurs, il est regrettable de toujours présenter des solutions "binaires", bonne compagnie, mauvaise compagnie. Il serait tellement plus simple de rendre obligatoire la déclaration d'indices objectifs, comme le nombre de décès par accident, le nombre de passagers impliqués dans des accidents ou incidents graves, le nombre d'A.O.G. (Aircraft on Ground) imposés par suite d'infractions aux règlementations, le nombre d'heures de vol moyen des avions etc. Cela permettrait simplement de comparer les compagnies en terme de sécurité. Pour ne pas voir apparaître certaines compagnies "limites" mais qu'il est impossible politiquement de mettre à l'index, il est clair que les listes qui risquent d'apparaître ici et là seront des listes de complaisances, ne faisant apparaître que des compagnies de pays économiquement faibles et n'ayant pas le pouvoir de lobby.

Médias

Nous ne pouvons que nous alarmer de ce qu’inspire le nouvel organigramme de France Télévisions à un anonyme acteur de l’audiovisuel : « C’est la machine de guerre pour préparer l’élection présidentielle en 2007 qui se met en place »[16]. Si l’orientation politique du média publique ne vous satisfait pas, vous aurez moult difficultés à manifester votre désapprobation à l’antenne d’Europe 1 ! L’émission qui laissait les auditeurs s’exprimer avant 20H00, et ce pendant plus d’une heure, n’a pas passé le cap de la rentrée. Maintenant ils peuvent le faire sur un sujet défini par la rédaction à hauteur de quelques secondes environ toutes les 15 minutes. On a donc quasiment fait le même sort à cette émission qu’à celle de Dechavanne, un autre espace de libre expression sur la même antenne. Le 1er février 1978, Georges Marchais lance son célèbre « Taisez-vous Elkabach ! » dans « Cartes sur table » sur Antenne 2. Aujourd’hui Jean-Pierre Elkabach, qui a été nommé en avril 2004 à la tête de la radio généraliste Europe 1 par Arnaud Lagardère, prend sa revanche sur l’histoire, et sur les auditeurs qui n’ont pas eu une argumentation politiquement correcte lors du dernier référendum… Une fois la parole monopolisée par les spécialistes, les positions de l’élite sembleront correspondre à celle du pays dans son ensemble. Il semblerait qu’à l’orée de la campagne présidentielle, la liberté économique soit plus en vogue que la liberté de pensée. Je crains que tous ces dithyrambes d’un système dont ils profitent n’aient pas compris le message des précédents scrutins. Ce n’est pas en cassant le thermomètre de l’opinion populaire qu’ils feront baisser la fièvre qui a saisi notre démocratie républicaine.  

L’Etat doit pouvoir faire confiance à l’Europe afin que celle-ci puisse imposer sa réglementation aérienne de qualité sur les pays de l’Union, et l’élargir à l’international. Il doit avoir le courage d’être l’éclaireur de la troupe européenne, singulièrement dans le domaine sanitaire, pour ne pas que nous ayons à revivre un drame encore plus massif que celui de la canicule de 2003. Il ne doit pas afficher des politiques tout en laissant ses troupes mener des combats qui y sont opposées si il veut réellement contribuer à construire l’Europe avec son peuple, et ne pas attiser la flamme du racisme. Il doit anticiper des problèmes à venir en ayant le courage de développer des technologies qui de toute façon, un jour ou l’autre, finiront par émerger du black-out organisé, et feront, si j’ose dire, tache d’huile chez nos voisins. L’échéance de ces missions serait naturellement moins lointaine si vous participiez à la popularisation de notre mouvement, car comme vous avez pu vous en rendre compte, nous ne sommes pas dupe de la place laissée sur les médias aux propositions réellement alternatives, bien que des efforts aient été fait récemment en ce sens[17].

Fabrice RESTIER.



[1] Hausse du prix du pétrole et politique énergétique, Conférence de presse du premier ministre du mardi 16 août 2005.

[2] Notamment à cause du facteur mutagène que constituent les hydrocarbures aromatiques polycycliques qui émanent de la combustion des énergies fossiles. Voir Guérir du cancer ou s’en protéger, par Dominique Belpomme, Professeur de cancérologie à l’université Paris-V, aux éditions Fayard.

[3] http://quanthomme.free.fr/pantone.htm

[4] http://www.gifnet.org/

[5] Libération, vendredi 26 et samedi 27 août 2005.

[6] Les associations souffrent d’un flou législatif grandissant, Les Echos, vendredi 12 août 2005.

[7] 3 % à 2,25 % en 2003 sous le gouvernement Raffarin, 2,25 % à 2 % en 2005 sous le gouvernement Villepin.

[8] http://www.africamaat.com/article.php3?id_article=202

[9] Communiqué du conseil des ministres en date du jeudi 25 août 2005.

[10] ibid.

[11] Communiqué du conseil des ministres en date du jeudi 25 août 2005.

[12] Label charters : est-ce bien raisonnable ? Jean BELOTTI, ancien pilote et expert aéronautique. http://www.tourmag.com/Jean-BELOTTI-redaction-tourmag-com,Label-charters-est-ce-bien-raisonnable-_a3881.html

[13] Dominique de Villepin lors de sa deuxième conférence de presse, Les Echos, mercredi 27 juillet 2005.

[14] Aviation: la France sort sa liste noire,  Libération, vendredi 26 août 2005.

[15] Action de la Commission européenne en matière de sécurité aérienne, en date du 17 août 2005 ; http://europa.eu.int/rapid/pressReleasesAction.do?reference=MEMO/05/281&format=HTML&aged=0&language=fr&guiLanguage=en

[16] De Carolis met en place le nouvel organigramme de France Télévisions, Les Echos, vendredi 26 et samedi 25 août 2005.

[17] Sur le journal Ouest-France en date du dimanche 11 septembre 2005 (http://songe.is.free.fr/site/div/dimof405.jpg) et France 3 dans son journal de 12H30 et de 19H30 en date du lundi 12 septembre 2005 (http://le1920.france3.fr/ à 16 min 30 du début du 19/20).

 
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