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Information Presse

Edito Avril 2003 

Les futures échéances électorales semblent bien lointaines, et le fait de les évoquer alors que la situation mondiale actuelle nous plonge dans une période d'incertitude, pourrait être pris comme un acte égoïste et prématuré. Cependant les positions des différents protagonistes sur le plan international nous montrent l'importance des conséquences du choix qu'il nous est donné de faire lors des élections.

Mais si aujourd'hui on peut désigner les responsables au niveau de la politique nationale et international, et ce malgré l'immixtion croissante des lobbys économiques, cela risque d'être plus difficile lorsque entrera en application l'accord général sur le commerce des services. L'OMC a entamé les négociations sur l'AGCS depuis 1994 dans l'indifférence médiatique générale. Pour résumer, cet accord impose aux services publics (mis à part ceux inspirés du droit régalien) de ne plus profiter d'avantages potentiellement gênants pour la concurrence internationale, et menace notre législation à partir du moment où celle-ci peut être jugée comme un obstacle à la liberté du marché. L'AGCS menace ainsi l'intérêt général et redéfini donc fondamentalement le rôle des gouvernements, du parlement, des conseils généraux et régionaux, et des mairies.

D'un côté l'Europe se pare d'une constitution sensée rapprocher les institutions des parlements nationaux, et notre pays décentralise en prenant pour prétexte la proximité des décideurs et du citoyen. D'un autre les commissaires avec le blanc sein des états planchent sur un accord international qui remet en cause la souveraineté des états et la démocratie.

Le parti des socioprofessionnels vous informe sur des négociations apparemment lointaines, mais qui auront une influence beaucoup plus proche sur votre quotidien que tout ce que les médias peuvent relayer actuellement. Il vous alerte sur la remise en question de l'utilité du vote en politique, déjà fragilisé par le manque de vision alternative des dirigeants, et du risque qu'il a d'être vidé de sa substance à l'avantage des multinationales. Il affirme que devant l'ingérence militaire et libérale unilatéraliste revêtue du prétexte humanitaire, il en va de la survie de la démocratie et de la solidarité enracinées à notre système de faire en sorte que ses acteurs aient toujours la possibilité de décider de leur destin. Il s'engage à établir un projet viable basé sur l'amélioration de la qualité de vie et la coopération.

Fabrice Restier

Responsable commission mondialisation du PSP

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